Les entreprises ou établissements occupant un certain effectif de salariés doivent proposer un congé de reclassement à chaque salarié dont le licenciement pour motif économique est envisagé.
Les entreprises ou établissements occupant un certain effectif de salariés doivent proposer un congé de reclassement à chaque salarié dont le licenciement pour motif économique est envisagé.
Le salarié peut ainsi bénéficier de prestations d'accompagnement et suivre des actions de formation ou faire valider les acquis de son expérience.
Le salarié qui accepte le congé de reclassement conserve son statut.
Le congé de reclassement est d'une durée comprise entre 4 et 9 mois.
Salariés licenciés pour motif économique.
Le salarié qui accepte le congé de reclassement conserve son statut et ses droits.
Lorsque la durée du congé excède le préavis, le salarié perçoit une rémunération mensuelle exonérée de cotisations de sécurité sociale, dont le montant est au moins égal à 65% de sa rémunération brute moyenne sans pouvoir être inférieure à 85% du SMIC.
L'employeur doit remettre chaque mois un bulletin précisant le montant et les modalités de calcul de cette rémunération.
Les actions réalisées dans le cadre du congé reclassement sont financées par l'employeur
Sont dans l'obligation de proposer un congé de reclassement les entreprises :
Le salarié dispose de 8 jours pour accepter ou refuser la proposition. Le salarié s'engage à suivre les actions de formation ou de validation des acquis de l'expérience, ainsi que les prestations de la cellule d'accompagnement des démarches de recherche d'emploi telles qu'elles ont été définies dans le document qu'il a signé.
Le salarié doit se présenter aux convocations qui lui seront adressées dans le cadre des actions de reclassement et mener une démarche active de recherche d'emploi.
Sauf en cas de motif légitime, si le salarié ne respecte ses obligations, il est réputé avoir renoncé au bénéfice du congé.
Si le salarié retrouve un emploi pendant son congé, il doit en informer son employeur avant son embauche.
Celle-ci est fixée par l'employeur (entre 4 et 9 mois). Cependant la durée du congé ne peut être inférieure à :
La rupture du contrat de travail intervient seulement à l'issu du congé.
Sont exclus de cette obligation les salariés des entreprises en redressement ou liquidation judiciaire.
Le congé de reclassement s'applique à tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté ou leur catégorie professionnelle.
Les entreprises qui ne sont pas soumises à l'obligation de proposer un congé de reclassement sont tenues de proposer une convention de reclassement personnalisé (CRP), ou, dans certains bassins d'emploi, un contrat de transition professionnelle.
Si l'employeur ne propose pas ce congé, le salarié peut saisir le Conseil des prud'hommes pour obtenir une indemnisation.