Selon la commissaire européenne, Meglena Kuneva, responsable de la Protection des consommateurs, la France est l'un des pays européens où la gestion des comptes coûte plus cher.
Les banques fraçaises championnes des frais cachés onéreux et peu compréhensibles pour leurs clients, a dénoncé la Commission européenne dans sont dernier rapport. Seules l'Italie et l'Espagne devancent la France en la matière.
86% des personnes estiment ainsi que les banques placent leurs intérêts avant les leurs;
90% souhaitent pouvoir lancer des "class action" contre elles.
sondage de LH2 pour Le Parisien
Les bénéfices dans le secteur de la banque de détail grimpent chaque année un peu plus (+ 12% pour BNP Paribas, + 10% pour la Société Générale. A cela rien d'étonnant puisqu'un ménage sur quatre est à découvert et qu'entre 1990 et 2003, le montant des services bancaires s'est envolé de près de 40 % selon l'Insee, de 56 % selon l'Institut national de la consommation (INC).
Frais pour incident de fonctionnement - frais de tenue de compte- frais pour envoi de chéquier - frais pour non-retrait de chéquier - frais de tenue de compte - commission pour compte dormant, ... Sans compter sur les frais qui restent souvent planqués derrière un jargon totalement abscons pour le consommateur lambda. Soulignons l'imagination débordante de nos " chers" banquiers qui, au fil du temps, trouvent de quoi soutirer un peu plus d'argent à leurs clients - Nicole Perez (UFC-Que choisir) a dénombré "... plus de 180 types de frais bancaires différents."
Selon Serge Maître, secrétaire général de l’Association française des usagers des banques, en dépit de promotions destinées à appâter le client, l'offre des banques françaises est équivalente, quelle que soit l'enseigne que l'on choisisse.
Les consommateurs Français sont pris au piège, entre : l’absence de véritable concurrence, des conflits, consommateur/banque, portant sur des sommes modestes, les tarifs d’adhésion des associations de consommateurs souvent supérieurs aux montants des litiges, et l'"omerta" respectée par les médias de la finance. Les banquiers ont trouvé un filon inépuisable : les comptes bancaires des revenus les plus modestes.